Comment interpréter les résultats d’une mesure de radon ?
Il n’est pas toujours facile d’interpréter les résultats d’une mesure de radon. Les valeurs présentées dans un rapport d’analyse correspondent à la concentration moyenne observée pendant toute la période d’exposition des détecteurs passifs.
Pour comprendre un résultat, il faut ainsi bien sûr tenir compte de la concentration mesurée, mais aussi du contexte de la mesure et du temps réellement passé dans les locaux.
Comprendre son rapport d’analyse radon
Tous nos rapports sont édités sous accréditation selon la norme ISO 17025. Le rapport d’analyse envoyé par le laboratoire a donc pour fonction de présenter les résultats obtenus par le laboratoire de manière fiable, traçable et impartiale.
Pour chaque détecteur, le rapport indique une concentration moyenne ainsi qu’une incertitude de mesure. Le premier nombre correspond à la valeur mesurée la plus probable. L’incertitude, affichée après le symbole « ± », précise l’intervalle dans lequel la concentration réelle est susceptible de se situer.
Par exemple, un résultat de 275 ± 36 Bq/m³ signifie que la concentration la plus probable est de 275 Bq/m³ et que la valeur réelle se situe vraisemblablement entre 239 et 311 Bq/m³.
Les commentaires éventuellement présents sur le rapport concernent uniquement les conditions techniques de l’analyse en laboratoire. Ils ne constituent ni un jugement sur le niveau de risque ni une recommandation sur les actions à entreprendre.
À quel niveau de référence comparer les résultats ?
En France, la réglementation relative au risque radon inscrite dans le Code du travail et le Code de la santé publique fixe un niveau de référence de 300 Bq/m³.
Dans le cadre d’une mesure réglementaire réalisée sur un lieu de travail ou dans un établissement concerné par le Code de la santé publique, le résultat de la mesure initiale doit être comparé à cette valeur. Au-delà de 300 Bq/m³, des actions doivent être engagées pour réduire la concentration en radon ou mieux caractériser l’exposition, selon le cadre applicable.
A noter que l’Organisation mondiale de la santé recommande, de son côté, un niveau de référence de 100 Bq/m³ pour l’habitat lorsque les conditions nationales le permettent.
Ces valeurs sont des repères pour orienter la prévention. Elles ne doivent pas être comprises comme des seuils séparant une situation sans risque d’une situation immédiatement dangereuse. Le risque lié au radon augmente progressivement avec la concentration et la durée d’exposition.
Prendre en compte le temps passé dans les locaux
En dehors d’un cadre réglementaire, lors d’une mesure volontaire dans un logement, l’interprétation doit être adaptée aux usages réels des différentes pièces.
Une chambre occupée huit heures par nuit peut ainsi représenter une exposition cumulée plus importante qu’un bureau dans lequel la concentration est supérieure, mais qui n’est utilisé que deux heures par jour. La même logique s’applique sur un lieu de travail : il faut tenir compte des horaires, de la fréquence d’accès aux locaux et de l’activité des salariés.
Pour interpréter les résultats de mesure, il est donc nécessaire de croiser la concentration moyenne avec le temps d’occupation de chaque espace.
