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La question du radon appelle une coordination internationale

By décembre 28, 2018 Okategoriserade

L’expert en mesures de Radonova, José-Luis Gutiérrez, a participé aux rencontres organisées par l’Agence Internationale de l’Énergie Atomique (AIEA).

l’AIEA a récemment organisé un atelier de travail à Sarajevo. Il s’agit de travailler à l’amélioration de la coordination et de contribuer à une meilleure uniformisation des procédés pour l’analyse et la mesure du radon. José-Luis Gutiérrez Villanueva, de la société suédoise Radonova, était présent en tant que spécialiste de la mesure du radon. Nous avons posé des questions à José-Luis, l’un des principaux experts européens dans ce domaine.

Pourquoi un atelier de travail de ce type est-il important?

Cette rencontre est un forum important où les études et les résultats de différents pays peuvent être partagés avec d’autres. C’est également un lieu de rencontre important pour les pays qui ne sont pas membres de l’UE et qui ne sont donc pas couverts par les directives EURATOM, mais qui appartiennent quand même à l’AIEA et donc couverts par les directives de l’AIEA. En ce sens, l’atelier de travail organisé par l’AIEA nous offre une plateforme large et efficace pour l’échange de connaissances.

En quoi est-il important d’avoir une perspective internationale sur la question du radon?

Globalement, nous constatons qu’il existe des différences dans la manière dont les différents pays traitent le problème du radon. Malgré l’existence de directives et de réglementations internationales, il est clair que les travaux et les programmes relatifs au radon diffèrent considérablement d’un pays à l’autre. Une rencontre de ce type nous permet d’échanger des connaissances et de parvenir à une compréhension commune. L’objectif étant de définir la meilleure approche possible dans le travail à venir. Nous nous sommes ainsi particulièrement intéressés à la manière dont les bases de données et les analyses de statistiques provenant de différentes études pouvaient être utilisées.

Selon vous, quel est le plus gros défi si nous considérons le radon comme un problème mondial?

L’un des principaux défis consiste à savoir comment communiquer sur les questions relatives au radon en général et appréhender les risques en particulier. Les différences en matière de priorités et de jugement des zones à risque en sont un exemple. Différents pays peuvent arriver à différentes évaluations et classifications des risques même si les conditions géologiques sont fondamentalement les mêmes.

José-Luis Gutiérrez Villanueva travaille sur les problèmes liés au radon depuis 15 ans. En 2016, il publie son doctorat intitulé «L’exposition au radon dans les habitations de patients atteints de cancer du poumon: étude de cas» (Université de Cantabrie). C’est un expert en analyse de données et dans les différentes méthodes de mesure du radon. José-Luis est secrétaire de l’Association Européenne du Radon (AER).  Il possède ainsi une grande expérience dans le domaine du radon à l’international.

Les rencontres organisées par l’AIEA se sont tenues à Sarajevo du 12 au 14 juin 2018. Le thème était «Atelier régional : sur les bases de données et les analyses statistiques, harmonisation des protocoles et procédures de mesure du radon».

Thomas Chauvin

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