Skip to main content

Une prise de conscience en pleine expansion

La prise de conscience au sujet des risques liés à l’exposition au radon prend de plus en plus d’ampleur chaque année. De nouvelles législations sont introduites à travers le monde pour s’attaquer au problème et les instruments de mesure comme l’ATMOS sont améliorés notamment dans l’objectif de fournir aux professionnels des outils plus efficaces et facilement utilisables sur le terrain

Dès lors, se pose plus que jamais la question : parmi la grande gamme d’instruments de mesures et de détecteurs disponibles sur le marché : quelle est la meilleure manière de mesurer les niveaux de gaz radon dans les logements et les lieux de travail ?

La mise en place d’outils réglementaires

Selon l’OMS, le gaz radon serait la deuxième cause de cancer du poumon.

Or, la seule solution pour connaitre avec certitude si le radon pose un problème dans les logements ou les lieux de travail est de procéder à une mesure. C’est pourquoi, en Europe, l’actuelle directive EURATOM BSS a imposé la surveillance de l’exposition au radon par le biais de mesures obligatoires sur les lieux de travail et les établissements publics. La France au même titre que les autres Etats membre de l’UE a ainsi dû mettre en œuvre un plan d’action de lutte contre le radon et se doter d’outils législatifs et réglementaires. De l’autre côté de l’Atlantique, des pays comme les États-Unis et le Canada ont également mis en place d’excellentes politiques pour réduire l’exposition au radon.

Où mesurer le radon ?

En France, les obligations réglementaires de mesure du radon se fondent sur l’existence d’une carte découpant le territoire en 3 zones distinctes selon le risque potentiel d’exposition au radon. Il faut savoir que cette carte ne prend en compte que le facteur géologique pour définir ce potentiel. Il ne s’agit en aucun cas d’une carte se basant sur le risque réel qui ne saurait s’établir qu’à partir de mesures réelles réalisées in situ. Elle n’est donc à considérer que comme un outil de priorisation politique. En effet, il existe une multitude de facteurs tous aussi importants que la géologie pour expliquer la présence de radon, comme les habitudes de vie, la qualité et la configuration des constructions, etc… Le radon n’est donc pas présent uniquement dans les zones dites à risque, mais bien partout à la surface du globe. La seule façon de s’en prémunir reste donc de réaliser systématiquement une mesure.

Comment mesurer le radon ?

Le radon pose ainsi potentiellement un problème partout à la surface du globe. Dès lors, comment faire pour le mesurer ?

La solution la plus répandue, la moins chère et la plus efficace pour connaitre les niveaux moyens de radon dans un espace intérieur reste de procéder à une mesure dite passive. Il s’agit de commander des détecteurs de type Radtrak³ et de les positionner selon les consignes de la notice fournie avec le détecteur et de continuer à vivre et travailler normalement. Le nombre de détecteur à commander dépendra de la configuration du bâtiment à dépister. En effet, les niveaux de radon pouvant varier considérablement d’une pièce à l’autre, il est préférable de réaliser une mesure dans chacune des pièces régulièrement occupée au moins 4h par jour. Deux mois plus tard, il suffit de renvoyer les détecteurs au laboratoire pour analyse. Les résultats exprimés en Bq/m³ vous donneront pour chaque point de mesure les niveaux de radon moyen a l’œuvre.

Comment interpréter les résultats d’analyse radon ?

Les résultats obtenus à l’issue de la mesure sont à comparer avec le niveau de référence en vigueur. Ainsi, au-delà de 300 bq/m³, il devient nécessaire d’engager des actions de remédiation. En deça, il n’y a pas de mesures particulières à entreprendre. Néanmoins, l’OMS recommandant de ne pas dépasser 100Bq/m³, nous vous conseillons de bien rester attentifs à votre mode de vie et de renouveller tous les 5-10 ans le dépistage si votre mesure montre des niveaux se situant au delà de 100Bq/m³.

Comment réduire les niveaux de radon ?

La plupart du temps, bien prendre soin d’aérer au moins 15 min matin et soir permet de réduire les niveaux de radon en dessous de ce seuil. Néanmoins, il arrive de devoir mettre en œuvre des actions complémentaires avant d’entreprendre de coûteux travaux. Par exemple sur les lieux de travail mener des investigations pendant les heures de travail grâce à des enregistreurs de radon tels que le Radoneye Plus2 permettra peut être de se rendre compte que les niveaux de radon ne sont finalement élevés qu’en dehors des heures de travail grâce à l’action de la ventilation qui se met en route et s’éteint en début et fin de journée. Ne nécessitant ainsi aucune action de remédiation particulière.

Cependant, si malgré ces investigations complémentaires, les niveaux de radon restent trop élevés, il faudra faire appel à un professionnel agréé de niveau 2 par l’ASN pour identifier les points d’entrée du radon et déterminer les travaux à mettre en œuvre. Cela peut aller du simple rebouchage d’une fissure dans la dalle de béton à la mise en place d’une ventilation spécifique. Il n’existe pas de solution universelle car chaque cas est unique et nécessite un diagnostic particulier.

Peut-on prévenir les niveaux de radon avant une construction ?

Oui c’est possible car il existe des méthodes pour mesurer le radon directement dans le sol. Radonova propose deux méthodes pour réaliser ces investigations : la mesure active avec MARKUS et la mesure passive avec Ecotrak. En fonction des niveaux mesurés, il sera alors possible de définir une architecture permettant efficace pour prévenir les niveaux de radon dans l’air intérieur.

Déposez un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.